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« la nouvelle économie est-elle génératrice d’une nouvelle croissance ? »
 
Sujet : « la nouvelle économie est-elle génératrice d’une nouvelle croissance ? » Réalisé par : HAMDINO YASSINE Année universitaire 2007-2008 Les origines de la nouvelle économie et ça croissance économique : C’est le 6 décembre 1996 que le concept de nouvelle économie s’impose au grand public, avec la « une » de l’hebdomadaire américain Business Week, qui s’extasiait alors sur un véritable miracle : « Depuis début 1995, le marché a progressé d’un retentissant 65 %. Le marché est-il fou ? Pas vraiment. » et de souligner l’émergence d’une nouvelle économie bâtie sur les marchés globaux et la révolution informatique. Depuis le début des années 80, et de manière accélérée au cours des dernières années, l’économie américaine a engagé une restructuration fondamentale. Les investissements dans les ordinateurs et les télécommunications pèsent pour un tiers de la croissance. De l’Internet à la télévision, de nouvelles entreprises apparaissent quasiment du jour au lendemain pour tirer profit des technologies d’avant-garde. Estimé à 4 milliards de dollars en 1994, le chiffre d’affaires américain directement généré par internet aurait atteint les 301 milliards de dollars (318 milliards d’euros) en 1998, ce qui ramène le chiffre d’affaires de l’Internet au niveau des industries phares de l’économie américaine, comme l’automobile (350 milliards de dollars). Le vocable, qui définirait une économie fluidifiée par les réseaux électroniques, a fait florès. Au-delà de la montée en puissance des nouvelles technologies de l’information, il définit désormais un véritable projet de société, une économie des temps nouveaux, censée permettre d’en finir avec l’alternance des cycles de croissance et de récession. Grâce à une productivité soutenue, c’est un réel potentiel de croissance, combinant faible inflation et faible chômage avec des taux d’investissement et d’expansion records, qui provoqueraient l’enchaînement vertueux d’une « hyper croissance » sans précédent dans l’histoire Un des éléments les plus encourageants de cette nouvelle économie est la création de nouvelles sociétés qui se développent rapidement et vendent au monde entier. La technologie vient alors bouleverser le processus de production : acheter, vendre, produire, distribuer chaque fonction est atteinte. A tout moment un nouveau concurrent peut bouleverser la chaîne de valeur en se positionnant en tant que nouvel intermédiaire. Le client devient le roi. On passe d’un marketing de masse à un marketing personnalisé. La concurrence devient à la fois globale et locale. Chaque entreprise peut s’adresser au monde mais en s’adaptant localement à chaque marché. On peut maintenant partager sa passion avec des passionnés du monde entier et intégrer une communauté. la nouvelle économie ouvrirait également la voie à une croissance économique infinie puisque les nouvelles activités qu'elle tend à développer et les biens immatériels qu'elle produit, ne sont pas soumis à des phénomènes de saturation du marché comme peuvent en connaître par exemple le secteur de l'automobile ou de l'électroménager. Il paraît vraisemblablement impossible que les informations et les productions intellectuelles soient soumises dans l'absolu aux moindres contingences. A ce titre, il avait été prévu que le chiffre d'affaires de la nouvelle économie aux USA pourrait passer de 524 milliards de dollars en 1999 à 850 milliards à la fin de l'année 2000 soit un taux de croissance de 62% déjà observé entre 1998 et 1999. La réalité économique : Les start-up de commerce représentent 55% des 210 entreprises ayant fait faillite en 2000.L’e-commerce n’est donc pas un rempart contre la faillite. Cela ne signifie pourtant pas qu’il faut conclure à un échec de ce modèle économique. Le marché des particuliers semble être encore en construction. L’e-commerce apparaît encore très faible, n’ayant pas atteint sa maturité. Face à cela, plusieurs hypothèses fondées sur des freins psychologiques, peuvent être formulées. D’abord, le Web est avant tout vécu comme un lieu d’information, et non de consommation : le consommateur compare les prix, recherche les modèles et services sur les sites, mais achète dans un lieu physique, même si le même produit est disponible sur un site. Ensuite, le moyen de paiement proposé, le numéro de carte de crédit, effraie souvent le consommateur, pensant le risque de piratage trop grand. Les acteurs du secteur prennent conscience que le commerce électronique est avant tout une nouvelle façon de vendre à distance, et que la sécurisation des transactions est déterminante. L’ e-commerce pourrait à terme atteindre un niveau compris entre 8% et 10% du marché de commerce de détail, tout secteur confondu. Face à cette opportunité, les « pure play dotcoms » se trouvent face aux entreprises de VPC (Vente Par Correspondance), concurrentes, et qui pourraient être les grandes gagnantes du commerce électronique. Cette forme de revenus semble donc devoir être complétée pour un site visant la rentabilité. Les investisseurs : Toute entreprise qui débute nécessite des fonds de départ pour assurer son développement, ce trait n’est donc pas spécifique au start-up. Selon l’Agence pour la création d’entreprise dans 56% des cas de création de start-up, l’apport est personnel. Le créateur fait appel à la famille, aux amis, ainsi qu’aux banques et aux investisseurs. Suite à l’effondrement des marchés en mars 2000, les investisseurs se sont montrés de plus en plus réticents. Ils réclament désormais de solides garanties avant de se décider. Les start-up doivent donc revoir leur business models, devenus irréalistes face à ces difficultés croissantes rencontrées pour lever des fonds. En cas contraire, la faillite semble inéluctable, comme l’ont montré les 210 cas de l’année 2000. Dans la mesure où les sources de revenus ne permettent que très rarement à un site d’être immédiatement rentable, il semble que la raison économique les incite avant tout à éviter à la fois les prévisions de bénéfices records et les pertes structurelles dans le présent. Start-up et investisseurs connus : Dès 1999, alors que les médias se focalisaient sur de jeunes start-uppers millionnaires, un indice permettait déjà de comprendre une partie de l’évolution du secteur. En effet, une radiographie des débuts de la Net économie montre que ceux qui contrôlaient l’économie du réseau, c’est à dire ceux qui investissaient contre des parts de sociétés, étaient liés aux grands groupes. Avant d’aborder leur rôle dans l’émergence des start-up, il est à noter que ces activités à la surface du réseau cachent celles des acteurs techniques comme les cablo-opérateurs. Or un groupe comme Cisco apporte des fonds à des entreprises qui favorisent le développement des réseaux. Il achète aussi de jeunes entreprises ayant mis au point une technologie innovante. Et ces stratégies sont à l’ouvre depuis la naissance du réseau. Les grands professionnels par secteur viennent ainsi à leur rythme s’emparer du format Internet, une fois que les start-up ont montré que la demande était présente. Les « pure play dotcoms » ne pouvant avoir que quelques pour-cent du marché total et ne bénéficiant pas des conditions d’achat des grands groupes, elles perdent face aux acteurs traditionnels, sauf à imposer très fortement leur marque . En s’étant intéressés aux start-up pour certains, ou au contraire en s’étant abstenus d’élaborer une stratégie électronique pour d’autres, les groupes n’ont pas, de 1998 à 2000, pris du retard. A l’inverse, en servant leurs intérêts, ils sont devenus les acteurs ayant les potentiels de développement sur le Web les plus importants. Start-up, née pour spéculer : Il nous reste d’analyser et comprendre l’esprit originel et ultime qui guide la vie d’une start-up et qui anime créateur et investisseurs. Il est clair au regard des secteurs développés dans le cadre de la net-économie, principalement liés à la diffusion d’information, que rares et le mot est faible, sont les start-up qui sont ou seront capables de créer de la valeur, au sens financier du terme, et de générer des profits sonnants et trébuchants, Par leur propre et seule activité. Les seuls résultats affichés sont le nombre de connexions ou de sessions. L’essentiel des fonds levés à leur création est destiné principalement à développer une politique marketing démesurée, véritable fin en soi en apparence, en quelque sorte paraître avant d’être et à n’importe quel prix… Nous voilà bien loin de la motivation initiale d’une entreprise… L’enjeu est de taille, il s’agit avant tout, par ce doux et mélodieux chant des sirènes, de s’attirer les faveurs des marchés financiers. En effet, à défaut de créer de la valeur, il ne reste aux start-up pour se refinancer qu’à être rachetées (Alapage.com par Wanadoo, ou MultiMania) ou à inscrire leur évolution dans une logique spéculative et à viser un objectif ultime, connu de longue date : « Entrer en bourse ». Cette entrée en bourse permettra aux leveurs de fonds, en transférant la charge et le risque sur les petits actionnaires sous l’emprise d’une fièvre médiatique et acheteuse, de se rembourser en encaissant au passage des plus values non négligeables. Start down et les grands groupes industriels connus : Les groupes économiques au secours de la Net économie : le B to B. Les entreprises les plus rentables sont les prestataires de services pour les entreprises. Le B to B représente l’aspect majeur (80%) et surtout le plus rentable de l’économie de réseau. Les grandes entreprises cherchent à faire des économies sur les processus grâce aux places de marché. La plupart utilisaient déjà des réseaux informatiques pour dématérialiser et fluidifier leurs relations avec les fournisseurs, les clients et les partenaires. Désormais tous les systèmes d’information sont reliés, avec un coût d’accès très faible pour les utilisateurs. En 2000, les groupes industriels ont multiplié les projets de plate forme d’achat en ligne pour rationaliser et accélérer les procédures. Les offres de services en ligne créent un nouveau comportement d’achat, nécessitant une approche spécifique à chaque métier. Malgré cela, les échanges B to B sont un domaine où le taux de récurrence est très fort. Le-krach : Si la place de la bourse dans les business plans a été considérée à la baisse, l’entrée au nouveau marché n’étant plus, comme début 2000, le seul objectif, l’évolution des cours a conservé un impact critique sur l’avenir des start-up. En effet, l’e-krach, c’est à dire la chute des cours et ce de façon répétée, est la cause directe de la fuite des investisseurs. Or celle-ci a été si soudaine que les start-up ayant épuisé leurs réserves n’ont eu d’autres choix que de déposer le bilan.
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